Non, je n’ai pas de chance!

Depuis mon plus jeune âge, j’ai souvent eu droit à cette phrase : tu as trop de chance ! Mais, en y pensant bien, quelle chance? Selon mon pote « Larousse », la chance est une possibilité, probabilité que (surtout un événement heureux) se produise. Donc en gros quelque chose qui ne dépend pas de moi…
J’ai été animatrice radio et télé, barmaid, vendeuse dans une boutique de musique, hôtesse de l’air, blogueuse, youtubeuse et modèle (bon ok ça, je ne comprends toujours pas comment j’ai atterri là). Je voyage aux quatre coins du monde, je vis à Berlin et je m’offre ce que je veux (presque, je n’ai pas encore les sous pour un sac Chanel). Est-ce vraiment de la chance ? NON et je vais vous expliquer pourquoi. 

La première fois que j’ai parlé dans un micro, j’avais 15 ans. Comment j’ai atterri dans une radio à l’âge ou beaucoup s’occupe de leur problème d’acné ? J’y ai été au culot. J’ai toujours aimé le monde du travail. L’école ce n’était pas vraiment pour moi et il fallait que je m’occupe. Évidemment, vu ma mère, il était hors de question que j’arrête mes études donc j’ai bossé à la radio pendant les vacances scolaires en parallèle de mes cours. 

Ensuite, pour l’université, j’ai déménagé pour la grande ville foyalaise et j’ai eu envie de continuer la radio. J’allais frapper aux plus grandes radios pour leur plus grand plaisir (j’étais assez prétentieuse à l’époque.) Une radio me donna ma chance : la numéro 1 de l’île à l’époque (elle l’est toujours) et je fis mes débuts pendant la période estivale. Je décidais d’arrêter mes études et d’aller bosser, les bancs de la fac n’étant définitivement pas fait pour moi. Après cet été riche en émotions, je me fis embaucher par la petite sœur de cette radio, qui avait été bluffée par mon charisme hors norme (et surtout mon culot, mais je préfère penser que mon charisme y était pour beaucoup.) 

Mes années NRJ Antilles

A cette période, je bossais le matin de 9 H à 17 H en tant que vendeuse et j’enchaînais ensuite de 20 H à minuit à la radio. Mon boulot en journée était des plus « boring » et mon patron avait surtout plus de vues sur mon cul que sur son business. Je fis donc mon sac, l’envoyai se faire foutre et je commençais une nouvelle carrière prometteuse chez un disquaire. À cette même époque, on me proposa de bosser comme barmaid en boite de nuit. Mes semaines ressemblaient à ça : lundi au vendredi 9H-14H ou 14H-20H, ensuite 20H-minuit à la radio. Du jeudi au samedi après minuit, je bossais en boite jusqu’à 7 H du matin. Ça faisait des journées très longues, mais j’étais jeune et fraîche. 
 
Après 5 ans dans ce magasin, je devenais hôtesse de l’air. J’avais également commencé à la télé grâce à mon pote avec qui je bossais à la radio et je cumulais encore une fois 2 boulots, sans compter que de temps à autre quand je n’avais pas le visage trop froissé par les nuits arrosées, j’étais modèles photo. 

Emission de télé avec Kalash

J’ai arrêté la télé (l’émission s’est arrêtée et on m’a prévu genre 2 jours avant) et la photo en même temps. Il ne me restait plus que mon boulot dans les avions. Mais c’est sans compter, cette envie de ne pas glander les jours où j’étais chez moi, donc je suis devenue blogueuse. Un an après, j’avais une chaîne youtube et pour pimenter tout ça, j’ai rajouté un autre blog à ma collection. 
 

Grâce à tous mes métiers, j’ai rencontré des célébrités, des personnes importantes et influentes (oui, c’est moi dans le clip de Kalash, je me la pète un peu, le mec est signé en major). J’ai parcouru le monde, mangé dans de grands restos, bu énormément de champagne et acheté énormément de choses inutiles. Mais j’ai bossé pour toutes ces choses. Je n’ai jamais compté mes heures, j’ai eu le courage de retourner à l’école, j’ai essayé, je me suis plantée, j’ai recommencé. J’ai eu des nuits d’insomnie rongée par le stress, j’ai douté énormément de fois. Alors oui, beaucoup de personnes ont cru en moi, beaucoup m’ont tendu la main, mais parce que j’avais fait mes preuves en amont ou que j’étais assez déterminée pour réussir. 
Alors, non, je n’ai pas eu de chance, j’ai bossé pour avoir tout ce que j’ai. Et toi, fais-tu partie des chanceux ou de ceux qui bossent dur pour réussir ? 

Punta Cana
New-York

Thia

Publicités