Etre une femme…

Je regarde en ce moment les réseaux sociaux et je réalise (pas vraiment puisque ça dure depuis nanni-nannan- trop longtemps en créole) que la femme est de tous les débats. Je ne parle pas des droits des femmes (8 mars pour la com), parce qu’ il y aurait tellement de choses à dire, mais simplement de ce que l’on attend de nous. Et je trouve ça tellement épuisant ! Je l’avoue, des fois, je suis épuisée d’être une femme !
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Mais au fait, quelle femme suis-je ? Est-ce que je le sais réellement ? Où est-ce que j’essaie d’être celle que la société veut que je sois ? C’est tellement dur de se trouver. C’est la grande mode de la pensée positive, de l’estime de soit, de la femme entrepreneuse, de la femme qui réussit tout. Évidemment, personne n’est jamais venu nous dire en face : « tu dois être la meilleure, tu ne dois pas t’habiller comme ça, surtout à ton âge, tu ne peux pas avoir autant de relations sexuelles si tu cherches un mari, tu dois soutenir toutes ces causes et avec le sourire stp« .

Je ne sais pas si j’ai réellement trouvé la femme que je suis. Mais, une chose est sûre, je sais la femme que je veux être. Ce n’est pas une mince affaire, mais je m’y emploie. Et pour l’instant, je pense être sur la bonne voie. Je me suis construite depuis mes premiers pas. J’ai souvent ri, très souvent pleuré, eu des fous rires énormes. J’ai cru en des rêves qui finalement n’étaient que des oasis sur la plage des salines. Et puis, il y a eu de magnifiques concrétisations. J’ai très souvent été soutenue (j’ai de la chance) mais il y a aussi eu tellement de critiques et il y en aura encore. Ça fait partie du game. 

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J’ai aussi eu la très grande chance d’avoir une mère avec qui il était possible de parler de tout. À un tel point, ou j’avais honte quand mes potes venaient à la maison parce que ma mère était l’oreille de tous les jeunes du quartier. On pouvait tout lui dire. Vraiment TOUT (je vous épargne les détails)! Mais grâce à elle, j’ai appris que j’étais la seule maîtresse de mon corps et de ma vie. Que je devais faire les choses en mon âme et conscience, même sexuelle et que je devais assumer mes choix et toujours garder la tête haute. 

Tout ça pour dire, que chaque personne qui croisera votre route, vous demandera d’être la personne qu’elle attend de vous. Et vous avez le choix : soit vous allez dans sa direction soit vous restez vous-même. Vous n’êtes peut-être pas encore la meilleure version de vous-même, mais vous êtes la seule personne à savoir ce dont vous avez réellement besoin. Assumez celle que vous êtes. 

C’est plus facile à dire qu’à faire me direz-vous. Certainement. Mais je le dis souvent : vivre avec des regrets ce n’est pas vivre, c’est subir. Alors quelle femme êtes-vous ? 

Thia