Girl Boss…

Aujourd’hui, je suis en pleine réflexion. Seule à la maison, j’en profite pour établir un plan d’action concernant l’évolution de mon blog. Oui, je suis un peu comme ça : rêveuse et travailleuse. Comment faire progresser les choses, comment agrandir ma communauté, que puis-je créer pour laisser mon empreinte sur cette Terre ? 

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Parce que nous sommes d’accord, la mode est à la « working girl ». Cette femme qui entreprend et qui réussit en quelques années, voir quelques mois pour les meilleures. Il faut créer, il faut être dans le top 10 des meilleures pour que ton travail ait une véritable signification aux yeux de tous…

Mais est-ce que je suis cette femme ? En regardant autour de moi, sur les réseaux sociaux, je réalise que je n’y suis pas. Moi, ce petit bout de femme, dont les mensurations ne font rêver que Doudou Brownsugar. Dont l’humour et très certainement l’un de mes plus grands défauts (je suis une incomprise). Dont le talent, ne plaît que par amitié (merci Khris Burton), je prends conscience que je ne suis peut-être pas une Girl Boss…

IMG_0376Je m’explique : la création de ce blog a été une évidence. Une évidence après plusieurs années d’hésitations je dois l’avouer. Mais avec le temps, les conseils, je me suis permise à rêver de cet espace, rien qu’à moi, ou je pourrais écrire mes états d’âme, mes folies, mes envies. Quand j’ai commencé, il n’était pas question d’en vivre. Je voulais juste kiffer. 

Et puis, les choses se sont accélérées. Des partenariats, des événements ou je suis invitée, la création des évènements Rhum et Talons aiguilles, ma chaîne Youtube. Et tout ça, en 6 mois ! En y repensant ça me donne le vertige. Les choses se passent bien et loin de moi l’idée de me plaindre. Mais je réalise, qu’avec la progression de ma communauté que se soit au niveau du blog, de la chaîne ou des réseaux sociaux, c’est difficile, de rester ce petit bout de femme avec son identité propre, ses rêves, ses délires…

J’aime les remarques constructives, elles me permettent de grandir. Mais je constate aussi, que souvent, ces remarques, aussi bienveillantes soient-elles, sont dites afin que tu changes, que tu deviennes comme toutes celles que l’on voit un peu partout… Pourquoi tu n’as pas encore réalisé de RETA à Berlin ? Pourquoi tu postes des photos sans être maquillée ? Pourquoi des stories sur Insta, sans être maquillée ? Pourquoi tu ne crées pas ceci ou cela ? Pourquoi tu ne collabores pas avec telle marque comme untel ? Pourquoi tu ne fais pas plus de vidéos makeup? Pourquoi tu ne développes pas plus de choses autour de ton blog ou de ta chaîne ?

IMG_9728_Facetune_19-01-2018-22-20-51Alors oui, quand on fait ce boulot, on a envie d’être lu. On a envie que les gens prennent le temps de regarder nos vidéos parce que c’est énormément de travail. Mais je ne veux absolument pas perdre cette liberté que j’avais quand j’ai commencé à écrire quand je vivais aux Etats-Unis. Et c’est une chose que je réalise avec l’augmentation de mon nombre de followers. Je deviens cette femme lisse, qui ressemble a toutes les autres. Alors stop !

J’admire profondément celles qui ont cette ambition d’arriver au sommet. Elles me motivent, m’inspirent. Mais je ne suis pas elles. Je suis Cynthia, une femme de 34 ans, marrante à ses heures perdues, motivée, délurée, avec un sens de la formulation très incertain. Une femme qui adore le makeup, les talons aiguilles et la bonne bouffe, mais pas que. Une femme qui entreprendra peut-être un jour, ou pas. Une femme qui veut continuer à parcourir le monde. Qui veut dire ce qu’elle pense sans avoir peur de perdre des followers. Qui continuera à parler de mode autour d’un verre de rhum ou de vin selon l’envie. 

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Je suis une « girl boss » à ma façon. Et je veux que cela reste ainsi. À MA FAÇON! Alors peut-être que je n’atteindrais jamais 1 million de followers sur aucun de mes réseaux sociaux, mais si pour cela, je dois garder ma personnalité alors ce n’est pas bien grave. Qu’il en soit ainsi. De nos jours, c’est un luxe suprême de pouvoir affirmer la personne que l’on est. Mais je reste persuadée que c’est quand même plus simple que d’être quelqu’un d’autre…

Thia